Celles et ceux qui me connaissent bien savent ce qui me bouleverse, ce qui me fait rire ou sourire.. Pour ma part, durant les premières secondes de notre rencontre, à une vitesse phénoménale, je me retrouve à analyser vos propos, vos regards, tout ce que vous émettez, pour essayer de comprendre la personne qui est devant moi.

Ce qui me passionne plus que le chaleureux témoignage d’attachement que vous m’offrez, c’est l’échange. Plus je vous connais, plus je comprends ce monde et moins j’en ai peur, ou pas.

Et je me rends compte que je fais parfois un peu partie de votre vie !

 

Mes histoires sont un point de ralliement. Entre vous et vos proches, entre vous et moi. Après ces années ensemble, il était temps d’actualiser pour que vous puissiez en savoir un peu plus sur l’homme derrière l’auteur.

Je ne suis pas là pour vous draguer et vendre, mais pour vivre. Alors, allons-y franchement !

J’aime avoir rendez-vous, attendre les gens en espérant qu’il se passera quelque chose. Je n’apprécie pas les individus en retard par principe, cela revient à considérer que celui qui les attend n’a rien d’autre à faire que d’être à leur disposition.

J’aime observer les gens, être le témoin discret des moments fugaces où ils sont réellement eux-mêmes. Un regard qui échappe au contrôle, un mouvement qui révèle un sentiment que personne n’est supposé remarquer, un geste qui trahit un talent, un don, une empathie. J’affectionne particulièrement les halls de gare et d’aéroport, de gare, les salles d’attente chez le médecin ou dans les cinémas, même les rayons des supermarchés qui sont tous à mes yeux d’extraordinaires théâtres de vie. Parfois, il m’arrive d’oser aborder des inconnus pour leur dire ce que j’ai aimé ou admiré l’espace d’un instant, sans enjeu, juste d’un humain reconnaissant à l’autre. Cette réalité rend le monde plus agréable et je suis très rarement mal accueilli.

J’aime la dérision, avouer ce que j’ai raté, faire rire avec ce qui m’a fait souffrir. Je ne manque pas d’anecdotes dans ce domaine ! J’espère que cela vous aidera à aller mieux quand vous vous retrouverez dans les failles de la vie où je suis déjà tombé ! Sur certains sujets, parfois la routine s’installe et l’intérêt s’émousse, un peu comme avec le chocolat, dont on nous dégoûte actuellement à force d’en fourrer partout. Essayez de ne pas en manger pendant un an et  regoûtez-y, comme une première fois. Vous m’en direz des nouvelles. Cette perception inédite du chocolat m’enseigne que mes jugements définitifs ne le sont pas. Il suffit de la bonne personne pour les changer.

J’aime les gens qui s’engagent sans bruit, parce qu’ils y croient, sans se demander si ce sera bon pour leur image. Je me méfie de ceux qui sonnent faux. Plus le temps passe, et plus je fuis ces derniers, ça m’aère vraiment.

 J’aime les livres, les films, les chansons qui m’apprennent quelque chose. les coups marketing m’agacent. Les suiveurs m’indiffèrent, les opportunistes et nombrilistes me fatiguent très vite, les copieurs m’attristent. Dans ce monde où trop de gens donnent leur avis, le minimum est de prendre son sujet au sérieux.Les réseaux sociaux sont trop souvent un reflet bien sinistre de la nature humaine. En fait, l’expression  »réseaux sociaux » est d’une absurdité affligeante et relève souvent du panurgisme.

Je supporte de moins en moins le cynisme, l’arrogance. Je me fiche du jugement de ceux qui critiquent ce qu’ils ne sont pas capables de faire. On en crève, quel que soit l’art, le métier, le genre ou le sport invoqués.

J’aime l’écriture. Pour moi, c’est une énergie brute. Je n’ai aucun style de prédilection, pas d’a priori. Je suis curieux, demandeur. Si ça me fait réagir, j’adopte et parfois je partage. En littérature, il faut aborder la création comme une rencontre, sans œillères ni faux-semblants. Admettre son goût sans se soucier de ce que certains s’estiment capables de nous obliger à penser.

Je ne sais toujours pas danser, je crois que ce ne sera pas dans cette vie que j’y arriverai. Trop timide dans ce domaine et admiratif de ceux qui savent le faire ou qui aiment le faire. Tellement de choses m’échappent, je n’ai pas l’envie de tout. Je me considère comme très chanceux et je me réjouis de voir que d’autres vont plus loin que moi, sans la moindre jalousie.

Je n’ai pas peur de la mort. Par contre, l’idée d’être séparé de ceux que j’aime peut me détruire.

Je n’ai plus aucune conviction religieuse, la foi et l’idée d’un éventuel autre monde sont des choses très différentes. Les gens d’église m’ont définitivement éloigné de pratiques dont les cérémonies pompeuses et théâtrales sont souvent d’un ennui mortel. Tous les extrémismes dans les religions sont des fanatismes dont les dirigeants ne veulent, au fond, ne pas y mettre bon ordre car malgré tout le prosélytisme paie. L’outrance fonctionne bien en termes de religions même si les dirigeants s’en défendent hypocritement.

J’aime quand des personnes, qui ne se connaissent pas, s’allient pour accomplir, pousser une voiture en panne, porter une charge trop lourde, ou sortir quelqu’un du bouillon, sans en attendre de la reconnaissance.

J’aime me dire que tout est possible si on le veut vraiment. Je ne suis pas naïf, j’ai assez regardé autour de moi pour savoir que c’est vrai. Je reste un éternel optimiste qui sait que la vie est courte. Chaque jour doit être vécu pleinement. Ceux qui passent leur temps à se lamenter me lassent très très vite ! J’adore me dire que je ne sais pas grand-chose et que j’ai encore tant à découvrir !

Faites attention à vous, vaccinez-vous et surtout, vivez !

Laurent                      Décembre 2021                                                      

(Ce texte est librement inspiré d’une chronique rédigée par Gilles Legardinier)cuba j'aime