Quand parait le prochain livre ?

Aucune date avant d’avoir réellement paraphé un contrat avec un nouvel éditeur, adossé à un diffuseur national pour le livre papier en format poche. En parallèle, je pense aussi au format numérique pour les douze premiers tomes.

Pourquoi avoir donné ce nom de Gaétan Letrusel à votre détective ?

 J’ai recherché un nom qui n’existe pas en France afin que personne ne puisse venir prétendre avoir servi de modèle pour ce personnage qui, fondamentalement, doit avoir un grand nombre de ressemblances psychologiques avec l’auteur.

Comment s’en procurer ?

En l’état actuel des choses,  je suis le seul à en détenir le stock, vous pouvez donc m’en faire une commande par le formulaire indiqué dans la rubrique  ‘‘Contact’’ du site en m’adressant un chèque du montant du livre plus 2 euros.

A l’heure actuelle, il ne me reste que les tomes 5-6-7-10-11-12 de disponibles.

Pourquoi vos énigmes sont toujours situées dans le Finistère ?

Mes histoires sont avant tout des scénarios généralistes qui évoquent des thèmes nationaux.

Ces énigmes pourraient aussi bien se passer à Cherbourg qu’à Montélimar.  Pour des raisons purement pratiques de promotion directe et de dédicaces ou de salons, la localisation a été limitée au Finistère.

Avec même dans deux tomes des villages fictifs.

Vos livres sont-ils distribués en numérique ?

Aucun des tomes n’a été commercialisé en numérique à ce jour. Je prépare actuellement cette formule qui sera disponible probablement sur une grande plateforme internationale dans quelques mois.

Je sais qu’il est dommage d’avoir tant attendu mais c’était le travail de mon éditeur initial et cela n’a pas été mis en œuvre. Je le déplore car je sais qu’il y a aussi à l’étranger une diaspora bretonne qui aurait voulu profiter de ces formats pour avoir accès à mes romans.

Avez-vous d’autres livres disponibles pour la parution ?

Deux manuscrits sont fin prêts pour la parution.

J’attends l’accord d’un éditeur pour leur sortie.

Oui, de très nombreux lecteurs et lectrices me le demandent souvent : Mais enfin, il sort quand le tome 13 ?

Combien de livres pensez-vous écrire avec ce personnage ?

Aucune programmation dans ce domaine. Qui vivra verra !

Ce qui est certain, c’est que l’inspiration est toujours là et que les thèmes à aborder sont encore nombreux.

Certains thèmes déjà évoqués seraient encore bons pour un développement plus pointu.

Gaétan Letrusel a encore de beaux jours devant lui dans son agence Filigrane.

Il n’est pas non plus impossible qu’un jour, sa truculente et facétieuse assistante Evi Burdin mène une enquête en solo, un peu à l’instar de Mary Lester, la star de chez Jean Failler, vedette à succès dans plus de 50 enquêtes, un engouement unique qui ne se dément pas depuis les années 95-2000 !

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Ma carrière hachée m’a donné l’opportunité de travailler dans de nombreuses entreprises aux activités extrêmement variées. J’ai côtoyé tant de métiers que l’horizon est très large, tant en postes de salarié au bas de l’échelle qu’en situation de contremaitre, voire cadre. Et cela dans les industries agro-alimentaires, la distribution, le transport, les sociétés de services et administration, l’informatique et la comptabilité etc…

Au travers de ce large prisme, les énigmes trouvent leur place aisément dans des milieux permettant de décrire les comportements étranges, égoïstes, cyniques, dangereux de responsables qui parfois broient des carrières et des familles. Je reste encore très loin des descriptifs des bandits en col blancs de la finance, de l’informatique ou des réseaux sociaux que Marc Lévy dénonce à juste titre dans sa trilogie ‘‘9’’ en pleine distribution actuellement.

Êtes-vous toujours fidèle à la topographie des villes dans lesquelles se passent vos énigmes ? Pourquoi justement avoir situé deux des romans dans des villages fictifs ?

La plupart des auteurs de romans policiers régionaux font la part belle à des petits villages ou villes à cachet touristique certain.

Cela fait surtout  »carte postale » mais quand vous espérez  que votre lectorat se trouvera aussi dans d’autres régions de France, le titre de ‘’Meurtre à Trifouillis-les-oies’’ n’est vraiment pas porteur, si ce n’est repoussoir.

Je préfère localiser mes histoires dans des zones ou des grandes villes afin que le ou les thèmes développés soient pris comme éléments majeurs du roman, en plus bien sûr d’une énigme devant tenir le lecteur en haleine jusqu’aux deux ou trois dernières pages avec si possible un titre un peu mystérieux, si possible accrocheur.

Gagnez-vous bien votre vie avec vos livres ?

Très rares sont les auteurs assurant à l’année leur revenu avec leurs ‘’productions littéraires’’.

Seules quelques personnes peuvent en tirer un revenu correct à condition toutefois de publier régulièrement de nouveaux ouvrages.

Je n’ai jamais imaginé n’avoir que l’écriture pour vivre. J’ai donc accompli une carrière pro complète au cours de laquelle j’ai rédigé les 12 premiers tomes à partir de 2005..

Concernant le rapport financier, sachez bien que pour l’ouvrage que vous tenez en main, l’auteur n’en a souvent perçu que 6 à 10 pour cent du prix du livre hors taxes, Faites vous-même le calcul !  Bien évidemment, je parle là des auteurs qui publient à compte d’éditeur. Pour ceux qui se lancent dans une édition à compte d’auteur, les chiffres qu’on peut vous avancer sont souvent très trompeurs et inexacts, mais à chacun sa méthode et sa motivation.

Quel est votre lectorat ?

Mon lectorat est très partagé avec toutefois une majorité plutôt féminine de plus de 40 ans.

L’idée de développer des thèmes sociaux, économiques ou politiques, un peu au détriment d’une description méticuleuse des lieux de l’énigme, mène à me faire plutôt écarter des goûts de lecture des plus jeunes.

Je ne pense pas que mes romans soient dans la veine des lectures des ados ou jeunes adultes plutôt orientés en général vers les mangas, la romance sentimentale, la fantasy ou la science-fiction, chaque genre ayant bien évidemment sa raison d’être.

Combien de temps mettez-vous pour écrire vos romans ?

Pour le premier, la rédaction s’était étalée sur un an et demi. A l’époque, je faisais aussi du théâtre dans une troupe locale et nous avions créé deux pièces dont je tapais les dialogues pour tous les éléments de la troupe.

Pour les tomes suivants, globalement je mettais 7 mois pour les rédiger, l’essentiel de la rédaction se faisant entre midi et deux, à l’heure du déjeuner dans la société immobilière où j’exerçais un emploi administratif.

Depuis, je suis arrivé en retraite et le rythme de vie a radicalement changé.

Maintenant, c’est environ 3 mois pour un tome mais je ne me lance dans la rédaction que quand l’intrigue est claire dans mon esprit. J’écris alors le premier et le dernier chapitre. Ensuite je complète le déroulement de  l’enquête, je comble avec les pérégrinations du détective, m’assurant ainsi en tête une logique chronologique des faits, unique tactique pour moi m’assurant une bonne cohérence du début à la fin.

Après la rédaction du roman, des semaines et des semaines de relecture et de corrections sont nécessaires avant que le manuscrit soit soumis à un éditeur qui lui, mettra quelques semaines ou quelques mois avant de donner un avis …

Combien avez-vous vendu de livres depuis vos débuts ?

Je viens de quitter mon éditeur initial et ensemble nous avons vendu environ 30 000 livres en 15 ans. Ce qui est nettement plus qu’honorable pour un auteur local breton dont la diffusion était jusque là limitée à la Bretagne et sans édition numérique.

Tous les espoirs sont donc là pour continuer sur cette lancée, avec vous, bien sûr !